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C.A.Peyratois : les grands matchs.

mercredi 7 octobre 2009

Pour la promotion du football, mais surtout pour remplir les caisses, le C.A.P avait pris l’habitude d’organiser chaque année un grand match de propagande. Tout avait commencé avec la venue des soldats Hollandais au Pont -Barbot en 1962, puis en utilisant une technique de plus en plus rodée, les dirigeants Peyratois purent nous présenter des équipes de grande renommée.


Les grandes affiches


- 28 juillet 1963 : C.I.S.M de Montluçon - Etoile Sportive de Brive.

- 9 avril 1964 : Armée Française - Etoile Sportive de Brive ( pour l’inauguration du stade )

- 2 mai 1965 : Stade de Reims - E.D.S. Montluçon.

- 1 mai 1966 : U.S. Valenciennes - E.D.S. Montluçon.

- 15 mai 1967 : Limoges F.C. - E.D.S. Montluçon.

- 2 aout 1970 : Girondins de Bordeaux - E.D.S. Montluçon.

- 1 aout 1971 : Paris Saint-Germain - E.D.S. Montluçon.

- 30 juillet 1972 : Limoges F.C. - E.D.S. Montluçon.

- 29 juillet 1973 : Angoulème - E.D.S. Montluçon.

- 17 aout 1975 : Stade de Reims - E.D.S. Montluçon.

- 30 juillet 1978 : Sélection de la Creuse - E.D.S.Montluçon.

Il faut dire que notre ami Jean-Claude Bouchet, qui a toujours chapeauté l’organisation de ces matches, bénéficiait à Brive de l’appui de René Bouas, Chénéraillais journaliste à Centre-Presse,
et à Montluçon de Monsieur Dejoie, directeur sportif de l’E.D.S.M qui avait la bonne idée de venir à la pêche à l’étang d’Epys.

A la recherche d’un grand club

Tout commençait par une série de lettres expédiées aux éventuelles têtes d’affiches. Par exemple, en avril 1973 le tout nouveau président Guy Revardeau qui voulait sans doute frapper un grand coup s’adressa aux plus prestigieux clubs du moment :

- Olympique de Nimes.
- Stade Rennais.
- Olympique Lyonnais.
- Olympique de Marseille.
- Football-club de Nantes.
- Association sportive de Saint-Etienne.
- Lille Olympique sporting club.

Dans le cadre d’une promotion du football et pour inciter les jeunes à pratiquer ce sport, notre club organise chaque année, le dernier dimanche de juillet, un match de propagande, entre l’E.D.S.Montluçon et une "EQUIPE PROFESSIONNELLE".
Cette année nous serions très heureux d’accueillir votre équipe ; aussi je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire connître si la date prévue ( 29 juillet ) serait susceptible de vous convenir, et dans l’affirmative, quels seraient vos desiderata pécuniaires ainsi que vos conditions.

La réponse de l’Olympique de Marseille avait le mérite de fixer la barre à une hauteur dissuasive.

Les autres clubs ayant gentiment décliné l’invitation, on dut se contenter cette année là de l’ A.S.Angoulème, équipe professionnelle de deuxième division, qui ne demandait que 5000 francs et le repas pour 15 joueurs.
A ce propos, il faut noter que le P.S.G. en 1971 souhaitait manger vers 11 h 45 avec menu imposé :
- Salade de tomates.
- Jambon blanc ou steak grillé.
- Pommes purée ou riz au beurre.
- Compote de fruits.
- Vin de Bordeaux, eau minérale et café.

A la recherche de spectateurs

Ayant enregistré l’accord d’un grand club, il fallait ensuite obtenir quelques autorisations pour la buvette, la sonorisation ... , mais aussi et c’est le plus étonnant, il fallait que la ligue du Centre-Ouest et le district donnent leur accord pour l’organisation d’un match amical.
Mais le gros du travail était d’ordre publicitaire.

Les affiches étaient commandés à La Chatre ou à Thiviers, et un véritable commando était désigné pour le collage avec une zone géographique bien précise. En 1971, Guy de Lamberterie était chargé du secteur de Bourganeuf.

Un gros effort était fait dans la presse régionale et les trois quotidiens du secteur, La Montagne, Le Populaire et l’Echo du Centre, recevaient et publiaient pendant plusieurs jours des articles consacrés à l’évènement.

Et c’est ainsi que l’on vit apparaître le 17 aout 1975 dans l’Equipe pour la première et sans doute la dernière fois le nom de Peyrat à la page football :

PEYRAT.- Dimanche, les footballeurs rémois se produiront en Creuse à Peyrat-la-Nonière, en match de propagande, en compagnie de l’E.D.S. Montluçon, club de deuxième division qui vient de mettre à son actif un match nul à Nancy et une victoire devant Angoulème.

Les radios locales n’existaient pas, mais l’O.R.T.F de Limoges était sollicitée pour annoncer l’évènement et planter ses cameras sur les bords du stade.
On pensa à Paul Sauvage (International A originaire de La Souterraine) pour donner le coup d’envoi. La demande de parachutage du ballon fut refusée en 1973, l’aéroclub de la Creuse n’étant pas équipé pour ce faire.

Des invitations étaient adressées à quelques officiels et notables de la région : il y avait régulièrement le Préfet, le Sous-Préfet, les députés des deux circonscriptions, les sénateurs, quelques conseillers généraux, le commandant de gendarmerie, le président du district Mr Bussière, quelques présidents de club.... et le docteur Grivel qui était en quelque sorte le médecin du C.A.P.

Et enfin le grand jour !

Vous imaginez sans peine l’angoisse des dirigeants peyratois quand la météo se montrait peu favorable. C’est pourquoi, histoire de se mettre en forme, le programme habituel comportait un “apéritif d’honneur” , dans l’un des restaurants du bourg, offert par la maison Ribot, sponsor officiel du club. Ensuite le repas était servi dans l’autre restaurant.
A 13 h. 30, en lever de rideau, l’équipe du C.A.P donnait la réplique à une formation un peu mieux classée dans la hiérarchie (Chambon, Evaux, A.S.Creuse, Donzenac...).
A 15 h. 15, présentation des équipes avec échanges de fanions, puis début du grand match.
A 18 h. , vin d’honneur à la mairie, offert par la municipalité, secondée quelquefois par une maison spécialisée dans l’apéritif plus ou moins jaune.
Dans les grandes occasions, la journée se terminait par un repas amical, suivi d’un bal sous parquet-salon, comme en 1965 avec les Rémois de Raymond Kopa.

Bilan financier

Notre ami Jean-Claude a eu l’amabilité de me confier un gros paquet de documents et considérant qu’il y a prescription, je pense que l’on peut afficher certains bilans, tout en soulignant quelques anomalies : il faut dire que certains clubs exigeaient un pourcentage sur recette et le trésorier peyratois avait quelque intérêt à sous-évaluer le nombre d’entrées.

année entrées buvettes indemnités autres dépenses Bénéfice
1964 5050 1711 3940+1000 2482 338
1965 8918 778 6500+700 995 3264
1966 8712 938 6000+2000 979 671
1971 9790 1256 4000+1500 1736 3810
1972 10245 2811 2500+2500 3085 4970
1975 30611 3552 21525+2000 6874 3764

Je vous laisse faire quelques évaluations, sachant que le tarif d’entrée était dans les années soixante de 8 à 10 francs avec demi-tarif pour les enfants et les militaires. Et pour aller jusqu’au bout de ma pensée, je crois bien que pour la venue de Kopa il y avait près de 4000 personnes !

Et puisque nous parlons des grands évènements peyratois, comment ne pas signaler qu’à cette époque le comité des fêtes faisait venir sous chapiteau géant des célébrités comme Frédéric François et Jo Dassin. Qui aurait le courage ( l’inconscience ? ) de se lancer aujourd’hui dans une pareille aventure ?

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