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C.A.Peyratois : saison 72-73

vendredi 17 avril 2009

Ayant de justesse évité la descente, le C.A.P. se retrouve pour la neuvième année consécutive en première division.
L’entente Evaux-Budelière, championne en titre, remplace Gouzon en promotion de ligue. Bourganeuf et Dun qui ont terminé derniers, sont remplacés par Felletin (1B) et Bonnat. Et c’est bien l’équipe première de Chambon qui se retrouve dans le groupe, après avoir renoncé à la promotion d’honneur.
Du côté des joueurs, le rajeunissement se poursuit, mais les mutations d’Alain Berger pour Bonnat et de Sgorlon pour Champagnat seront lourdes de conséquences. L’effectif total est cependant suffisant pour engager trois équipes senior, la 1B et la réserve évoluant toutes les deux en troisième division.

Mais avec le recul, on s’aperçoit que quelque chose est en train de changer. On ne sent plus cet enthousiasme du début, et dans La Montagne du samedi ( qui me fournissait jusque là beaucoup d’informations ), la rubrique habituelle

Nouvelles du C.A.Peyratois


ne comporte plus de commentaires sur le match précédent et les convocations ne sont plus nominatives, ce qui explique peut-être les déboires qui vont suivre.

- 10-09-72. Le premier match chez les "étoilistes" d’Azérables se termina plutôt bien avec une égalité au score 0-0. Il fut malheureusement suivi d’une véritable déroute en Coupe du Centre-Ouest à La Bastide-Limoges, et déjà le manque d’efficacité de l’attaque commençait à se faire sentir.

- 01-10-72 Comme bien souvent d’ailleurs, c’est Bénévent qui inaugura la saison sur le stade Alphonse Fradet :

Chez les Peyratois, on commençait à désespérer. On n’arrivait pas à marquer des buts, et après la première mi-temps contre Bénévent, on en était encore à se demander, si les choses n’allaient pas continuer. Les visiteurs avaient réussi à tromper Bouyer et malgré sa domination, le onze local ne parvenait pas à passer.
Après le repos, les défenseurs Peyratois se chargèrent de montrer le chemin des buts adverses à leurs camarades. Sur un corner, Houlbreque égalisa, puis Boiron, venu de l’arrière, inscrivit un deuxième but. Prenant un net avantage sur son adversaire qui ne joue pas avec la même autorité que la saison passée, Peyrat contrôla vraiment le jeu et Jean-Pierre Bouchet clôtura la marque qui aurait pu être plus lourde pour Bénévent.

- 08-10-72. Le déplacement à Felletin fut sans doute mal organisé et les Peyratois se présentèrent à 10, déplorant les absences de Boiron et des frères Bouchet. Les Felletinois eux aussi commencèrent le match à 10, mais cela ne dura que quelques minutes, et leur supérioté numérique ne fut pas suffisante. Il fallut un pénalty accordé à la suite d’ une faute de main peyratoise pour leur permettre de gagner 1-0.

- 22-10-72. On pouvait alors penser que notre équipe au complet restait compétitive. La défense avec Nevio Cappelleto, Jean-Claude Boiron, Christian Houlbreque et Guy Bouchet, formait devant Gérard Bouyer un mur difficile à franchir, avec seulement 2 buts encaissés en 3 matchs de championnat. C’est pourquoi l’énorme défaite sur le terrain des Chaussades à Gouzon fit l’effet d’une douche froide :

Les Gouzonnais ont tout de suite pris la direction des opérations et les Micard, Guy, Magnier se sont imposés devant la défense peyratoise dont on attendait beaucoup mieux. A la mi-temps, Gouzon menait déjà par 5 à 0.
Heureusement, les visiteurs mieux organisés offrirent ensuite une résistance plus valable, et les locaux qui avaient ralenti leurs actions ne marquèrent qu’un seul but.

- 29-10-72. On attendait une réaction et la venue de La Souterraine semblait propice. Mais il se passa quelque chose de tout à fait inhabituel....

On pourrait penser à la vue de ce titre que nos vaillants Peyratois se dépensèrent sans compter pour récolter une belle victoire ! En réalité, pendant 2 ou 3 minutes, ils ont joué à DOUZE et c’est un dirigeant Sostranien qui a prévenu l’arbitre.
Et c’est bien dommage, car avec deux petits nouveaux, Gibard à l’arrière et Deglaude à l’avant, nos Peyratois réussirent à gagner 3-2 avec deux buts de Bonneaud et un but de Ribot.
Les dirigeants de La Souterraine ayant posé réclamation, la ligue du Centre-Ouest décida que ce match serait rejoué, considérant alors que l’arbitre avait une part de responsabilité. Puis la fédération française entérina le résultat établi sur le terrain.

- 12-11-72. Le déplacement à Chambon s’annonçait difficile : sous l’impulsion de l’inusable Jean Manairaud leur attaque était redoutable, et ils occupaient alors la premiere place du championnat tout en restant qualifiés en Coupe du Centre-Ouest.

Les deux équipes se présentèrent avec de nombreux remplaçants et du côté peyratois on notait les absences de Kipp, Boiron et Bonneaud. La première action ne permit pas aux Chambonnais de conclure, mais sur la seconde Bouyer fut fusillé à bout portant.
Les visiteurs eurent quelques bonnes réactions par Taudin et Cappelleto, mais leur jeu n’était pas assez direct, et ils ne purent que sauver l’honneur alors que Manairaud, Boussageon et Fonty marquaient à nouveau 4 fois.

- 19-11-72. La situation devenait critique, mais jusque là, les matches à la maison s’étaient plutôt bien terminés. Pour la venue de Bonnat on comptait sur le retour de Boiron pour stabiliser la défense, sachant que chez les visiteurs, un certain Alain Berger allait se trouver en terrain connu.

Les Peyratois se présentaient encore privés de Kipp dont le rôle au milieu du terrain constitue un sérieux atout. Opérant avec le vent les Bonnachons, ouvrirent le score, mais les Peyratois faisaient jeu égal et ils égalisèrent par Troubat. Malheureusement, sur un rebond capricieux du ballon que Bouyer ne put controler, Santi signa le but victorieux des Bonnachons.

Après avoir essayé le foot à 10, puis à 12, nos Peyratois se présentèrent à 9 sur le terrain de Mérinchal ce qui se termina par une sévère défaite. Il y eut bien pour remonter le moral, une victoire contre Chatelus qui était aussi mal en point, mais à la fin des matches aller, le C.A.P. occupait la neuvième place avec 13 points.

Il apparaissait clairement que notre chère équipe voyageait très mal, et l’on comptait bien se refaire une santé avec les 3 premiers matches retour à domicile. Les résultats furent encourageants, l’équipe au complet restant au niveau des meilleurs :

- Egalité 1-1 contre Azérables
- Défaite 1-3 contre Felletin (1B)
- Défaite 1-2 contre Gouzon

Mais toujours pas de victoire et la suite fut catastrophique :

- Défaite 7-0 à Bénévent.
- Défaite 7-1 à La Souterraine.
- Défaite 1-5 contre Chambon. ( but de Kiki Gasnier )
- Défaite 3-1 à Bonnat. ( 3 buts d’Alain Berger )
- Défaite 0-2 contre Mérinchal.

Au soir du 25 mars 1973, l’issue ne faisait plus de doutes et le C.A.P accompagnerait Chatelus en promotion de première division. Je laisse le mot de la fin à Georges Legrand qui écrivait alors dans La Montagne :

Les deux formations ont longtemps joué les premiers rôles en première division, faisant trembler les meilleurs. La roue a tourné et pourtant les jeunes ne manquent pas dans chaque camp.

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