Navigation rapide

Accueil > La vie associative > Histoire du CA Peyratois > C.A.Peyratois : saison 70-71 (fin)

C.A.Peyratois : saison 70-71 (fin)

jeudi 12 mars 2009

LE CHAMPIONNAT


Le C.A.P fait partie des favoris, pour avoir terminé la saison précédente à une honorable troisième place, et conservé un effectif de qualité. Pourtant les débuts sont catastrophiques.
Pour le premier match, par une chaleur estivale, réception de Boussac. L’équipe est incomplète, certains joueurs ayant préféré compléter leur tableau de chasse, et le C.A.P s’incline 4-1 suite à une faute grave de la défense, Alain Berger inscrivant son premier but de la saison. .

Le deuxième match à Guéret contre l’A.S.Creuse est plus serré, mais l’équipe est encore incomplète et malgré un but d’Alain Berger, encore lui, le C.A.P s’incline 2-1.

Troisième match à Azérables, c’est l’état d’urgence : pour pallier l’absence de Christian Houlbreque retenu à la caserne, on fait appel au revenant Edmond Perrier et le C.A.P arrache le nul 1-1 avec encore un but d’Alain Berger. Mais ce résultat plutôt honorable ne permet pas de quitter la dernière place du classement !

L’entente Evaux-Budelière se présente ensuite sur le stade Alphonse Fradet : son statut de néophyte et son attaque tout à fait muette en font une proie qui semble accessible.
Les locaux, comme leurs adversaires de ce prochain dimanche, courent depuis un mois à la recherche de leur premier succès, et ils vont encore compter sur Berger pour décrocher cette victoire tant attendue. Le buteur Peyratois reste l’un des meilleurs de première division, et il aurait certainement fait les beaux jours d’équipes opérant sur le plan de la ligue. Nous l’avons déjà dit et nous n’avons pas changé d’avis. Voilà l’homme, déconcertant par ses slaloms, que les défenseurs de l’Entente devront surveiller de très près.
Effectivement, le C.A.P avec dans les buts l’ancien Evahonien Contamine, ce qui permettait à Gérard Bouyer de jouer au milieu, l’emporta 3-0 !
A quelques minutes du repos, Berger partit sur l’aile gauche, laissa deux défenseurs sur place, et vint ouvrir le score de près, un peu contre le cours du jeu.
A la reprise, les Peyratois renforcèrent leur défense, avec Sgorlon solide comme un roc, puis sous l’impulsion de Jean-Claude Auclair, véritable plaque tournante de l’équipe, les locaux mieux organisés et certainement en meilleure condition physique, prirent nettement l’initiative du jeu.

Ce ne fut qu’un cours répit et le C.AP encaissa alors un cinglant 5-0 à Chatelus, et ne put que faire match nul contre Mérinchal 1-1.
A La Souterraine, les débats furent sans doute très animés et le match fut arrêté à la 70° minute, si bien qu’à la fin novembre, notre chère équipe restait solidement accrochée à sa dernière place.

Curieusement, avec l’approche de l’hiver, on put aligner plus régulièrement une équipe complète et expérimentée. La remontée au classement commença par un beau carton encaissé par Bénévent et se poursuivit de telle sorte qu’au début du mois de mars, le C.A.P avec 30 points était assuré de rester en première division. Et une fois de plus, après la victoire 4-0 sur La Souterraine, l’attaque peyratoise était la meilleure de sa poule !

A deux matches de la fin, la troisième place restait accessible, mais la réserve était en difficulté et l’on dut renforcer quelques lignes pour éviter la descente...Ce qui fut fait et payé par une défaite à Bénévent et un nul à domicile contre Bourganeuf.

Nous avons quelquefois soulevé les problèmes d’effectifs concernant la réserve. C’est pourquoi nos dirigeants prenaient quelques précautions en “ratissant” très large. Le 7 mars 1971 pour le déplacement à Bord-Saint-Georges, étaient convoqués :
Boiron J.C., Bouchet J.,Cheroux, Favalessa, Mollas, Monglon, Prugnard, Gasnier, Ribot E. et C., Taudin, Chapelot, Conchon, Fourthon, Laumay, Nicolaon, Troubat J., Vigneron M., Fouillat.
Vous avez bien compté 19 joueurs !


LA COUPE DU CENTRE-OUEST

Après un premier tour assez facile contre Saint-Léonard, le C.A.P affrontait ensuite l’équipe de Sauviat sur Vige. C’était le dimanche 12 octobre 1970.
Les Peyratois sont bien avertis, la partie ne s’annonce pas des plus faciles car Sauviat passe pour une équipe accrocheuse sur son terrain, et les Postiers Guéretois en savent quelque chose.
Les hommes de J.C. Auclair, battus deux fois en championnat, ont besoin de redorer leur blason. Le président Bouchet cherchera à déplacer sa meilleure formation et les absents de dimanche dernier devraient rentrer. On ne peut pas penser que le onze peyratois qui s’illustra tant de fois en coupe du C.O. puisse être battu par un club de deuxième division.

Cette équipe de Sauviat était en effet très accrocheuse, parfois même un peu trop, mais le C.A.P. sut garder la tête froide et l’emporta 1-0 sur un coup franc de Jean-Pierre Bouchet qui était à l’époque un vrai spécialiste !

Pour le troisième tour, le client était un peu plus coriace : il s’agissait de Donzenac équipe de première division de la Corrèze.

Peyrat-la-Noniere : temps très ensoleillé, pelouse en très bon état, assistance relativement peu nombreuse, buts pour Peyrat de Bouchet (12°) et Berger(39°).
Match peu enthousiasmant. Peu d’actions vraiment percutantes. Des essais de construction de jeu en peu plus nets du côté de Peyrat qui mérite de l’emporter.

Ces commentaires n’étaient pas très flatteurs, mais cette victoire était très bonne pour le moral. Et mine de rien, cette équipe qui en championnat, se trainait en queue de classement, se trouvait qualifiée pour le quatrième tour de la coupe du Centre-Ouest !
Le dimanche 22 novembre 1970 elle se rendait en Corrèze pour affronter Egletons
Nous rappelons que les matches de coupe du C.O. débutent à 14 h. 30 et le départ de Peyrat aura donc lieu à 11 h.30 . Un repas amical est prévu, après le match, à Egletons ou dans la région.
La prestation offerte par nos joueurs lors de la rencontre contre Donzenac peut-elle permettre d’envisager le succès ? Nous le pensons. Mais la partie sera dure, aux nôtres de la jouer de tout leur cœur !

Cette belle exhortation, doublée de la promesse d’un bon repas, ne fut pas suffisante et l’aventure se termina sur une courte et honorable défaite ( 2-1)

Premier aout 1971 : le grand match de l’été :

C’est une grosse affiche, mais il faut relativiser un peu : le PSG de l’époque vient tout juste de rentrer dans la cour des grands. La présence de Jean Djorkaeff père de Youri et capitaine de l’équipe de France constitue cependant une belle attraction.

Le beau temps étant de la partie, ce fut un très grand succès populaire avec plus de 2000 spectateurs, et pour la partie purement sportive un score de parité plutôt flatteur pour les montluçonnais.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?