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C.A.Peyratois : saison 67-68 (début)

mardi 6 janvier 2009

Quatrième saison en première division pour le C.A.P.
Mérinchal le champion ayant refusé la montée, Felletin accède à la promotion de ligue et Bourganeuf qui descend en deuxième division est remplacé par Evaux.
En ce qui concerne les joueurs, on note l’arrivée de Mathivat, gardien de buts ou ailier, et comme prévu, les jeunes loups aux dents longues poussent les vieux vers la sortie...

DES DEBUTS TUMULTUEUX


Pour le premier match de la saison, le 3 septembre contre Mérinchal, il y avait bien onze joueurs peyratois convoqués à 14 h. 30 au stade A. Fradet :
Mathivat, Perrier, Houlbrèque, Boiron G. M. et R., Decelle, Berger, Rayet, Favalessa, Bouchet J.P.
Mais à 15 heures, à la suite de circonstances imprévues, il manquait deux joueurs et l’on fit appel à deux spectateurs pour compléter l’effectif. Pas très sérieux pour une équipe qui prétendait encore jouer les premiers rôles. Une fois de plus Mérinchal l’emporta facilement 4 à 1.
Il y avait bien de l’orage dans l’air et la victoire contre l’A.S CReuse (B) le dimanche suivant, avec les mêmes joueurs convoqués plus Michel Dutheil, ne suffit pas pour ramener la sérénité au sein du club. C’est ainsi que le 30 septembre on pouvait lire dans La Montagne :

Assemblée générale extraordinaire du C.A.Peyratois


Les joueurs du C.A.P., émus par certains remous au sein du bureau du C.A.Peyratois, invitent tous les membres actifs et honoraires, joueurs ou dirigeants, à assister à l’assemblée générale extraordinaire, qui aura lieu demain dimanche à la mairie.

Le compte-rendu de cette réunion ne fut pas publié, et je n’étais plus là pour y assister, exhilé depuis peu chez les Ch’tis. Il faut noter que l’initiative de cette assemblée revenait aux joueurs ( de l’autogestion à quelques mois de mai 68 ?) et le dimanche suivant, Gérard Bouyer revenait dans les buts, Mathivat passait ailier droit, tandis que Monmon Perrier qui avait tant donné, disparaissait de l’effectif.


Peyrat-la-Noniere attend un succès


Le C.A.P. va jouer contre Evaux une partie lourde de conséquences. Le onze de Perrier connait certaines difficultés depuis le début de la saison et il lui faut absolument un succès pour se remettre sur les rails du championnat. L’attaque locale risque d’être privée pour la saison de son meneur, Rayet. Sgorlon étant blessé, qui va-t-on aligner aux côtés de Favalessa, Auclair et Berger ? A n’en pas douter, l’attaque peyratoise ne retrouvera pas subitement son aisance.

Monsieur Legrand avait raison, et la nouvelle formation du C.A.P, un peu moins axée sur l’offensive, réalisa des scores plus étriqués que par le passé, mais resta invaincue pendant 14 journées de championnat !
Après la victoire contre Evaux, il y eut celles contre Chambon (B) et La Souterraine et une série de matches nuls contre Chatelus, Crocq, PTT , Auzances, si bien qu’à la fin de la première phase, le C.A.P occupait la seconde place du classement derrière Auzances, grâce à une défense qualifiée d’hermétique !


La deuxième partie du championnat fut perturbée par les conditions atmosphériques et de nombreux matches furent décalés. Cependant le C.A.P continua sur un rythme un peu plus élevé avec 4 victoires et deux nuls, mais restait toujours à 3 points d’Auzances qui comptait un match en plus. L’affrontement entre les deux équipes eut lieu le dimanche 17 mars 1968 :

Peyrat-la-Noniere abattra ses dernières cartes

On va faire recette à Auzances à l’occasion de la rencontre qui va très certainement décider de la première place. Les locaux peuvent se contenter d’un nul, aussi peut-on penser que Dupoux et Hickel prendront le minimum de risques et viendront épauler leurs défenseurs pour stopper les attaques que ne manqueront pas de conduire les Berger, Favalessa, Bouchet, Dutheil et autre Decelle.
La défense auzançaise qui a retrouvé Poulain, pense faire aussi bien qu’à l’aller et les contres attaques conduites par Guérin, Tardy et Blondonnet, peuvent donner l’occasion à Paris de conclure.
Mais là aussi la tache ne sera pas facile, car Bouyer, bien protégé par Houlbreque, Dutheil et les frères Boiron, n’encaisse pas beaucoup de buts. La défense peyratoise n’est-elle pas la meilleure de première division ?

Le C.A.P handicapé par l’absence de son gardien Gérard Bouyer, et malgré une bonne domination territoriale, perdit ce match sur le score de 3 à 1. Et Auzances devenait enfin champion de première division, après avoir été longtemps barré par Aubusson, Bénévent, Felletin, Boussac ou Gouzon.

Ayant gagné son match en retard contre l’A.S. Creuse (B), le C.A.P restait second devant Mérinchal, mais il fallait encore gagner à La Souterraine.
Par un curieux concours de circonstances, je me suis trouvé embarqué dans cette aventure, et pour le dernier match de ma carrière après plusieurs mois d’inactivité, je crois bien que je n’ai pas touché une seule fois le ballon. Le résultat fut cependant suffisant pour conserver la seconde place, ce qui constituait alors notre meilleur résultat en championnat.

Cette année là, Auzances refusa la montée en promotion de ligue, et le C.A.P se vit offrir la possibilité d’évoluer en promotion de ligue. Mais la sagesse l’emporta.


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